Dimitri Yernault, licencié en droit (orientation droit public) en 1991 et licencié spécial en droit international en 1993, est conseiller d’Etat depuis septembre 2023, principalement affecté à la section de législation. Auparavant, il a occupé diverses fonctions dans la sphère politique et publique (1991-2009) notamment comme chef de cabinet du bourgmestre de Molenbeek, directeur de cabinet d’un secrétaire d’Etat au Logement et à l’Energie puis du ministre-président en charge des Pouvoirs locaux au sein du gouvernement bruxellois, et ensuite comme secrétaire de groupe au Parlement bruxellois. Des mandats dans divers organismes pararégionaux et comme membre puis président du Collège juridictionnel de la Région de Bruxelles-Capitale ont également nourri son expérience. Dimitri s’est consacré essentiellement à la recherche par la suite (2009-2013) en défendant sa thèse de doctorat, L’Etat et la propriété. Le droit public économique par son histoire (1830-2012) (Bruylant, 2013), et il a pu brièvement enseigner les cours de « Fédéralisme et politiques publiques » (ULB) ainsi que de « Droit constitutionnel II – Droits et libertés » (UMons). Il fut de 2013 à 2023 juriste d’entreprise en charge des questions de droit public au sein de la Société régionale d’investissement de Bruxelles (finance&invest.brussels). Il a succédé à Philippe Quertainmont, dont il fut longuement l’assistant, à la chaire de Droit public économique (2011-2024), certes en exposant classiquement la réglementation de la liberté d’entreprendre et du droit de propriété ainsi que l’action économique des pouvoirs publics à tous les échelons, d’une part, mais en tentant graduellement de centrer ce domaine des plus vastes sur les prérogatives socio-économiques effectivement à disposition de chaque individu pour tenter de mener la vie de son choix, d’autre part.
Son motto pourrait ainsi être « Une puissance publique au service des droits fondamentaux ». Aimant joindre pratique et théorie, outre qu’il a co-dirigé avec P-O de Broux et B. Lombaert (Saint-Louis) la recherche collective qui a débouché sur Le droit bruxellois. Un bilan après 25 ans d’application (Bruylant, 2015), ses petites manies touchent régulièrement au service public, aux communes, au système fédéral ou encore aux finances publiques. Collaborateur scientifique auprès du Centre de droit public et social depuis 2024, il prend son temps pour rédiger un opuscule sur les relations du droit constitutionnel à la monnaie comme marqueur complètement méconnu des évolutions du droit public de l’Indépendance à nos jours.